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La rentrée approche dans les écoles d'ingénieurs, Les P'tits Déjeuners de la Science aussi...

Le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche vient d'annoncer les chiffres des nouveaux bacheliers pour la rentrée 2010.

72% des bacheliers sont déjà inscrits dans des établissements d'enseignement supérieur pour la rentrée 2010.  Ils sont un peu moins de 2% (1,84%) à avoir opté pour une formation en école d'ingénieur.

La rentrée approche et vous pourrez retrouver très prochainement les P'tits Déjeuners de la Science pour 3 rendez-vous Science, Education et Société, toujours dans le but de promouvoir les carrières scientifiques en France.

Nous vous communiquerons très rapidement les thèmes de ces 3 conférences en espérant que vous soyez toujours plus nombreux à nous suivre.

Pour rappel, nous serons encore présents toute l'année sur le Web, répondant à toutes vos questions :




Knowtex  réseau social de la culture scientifique et technique

ou par mail

A très bientôt sur le Web ou dans le réel,

L'équipe des P'tits Déjeuners de la Science
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Yazid Sabeg à l'INSA de Lyon

Yazid Sabeg a participé Mercredi 13 Janvier à la journée d'échange et de réflexion sur la diversité organisée par l'INSA de Lyon. Le Commissaire à la diversité et à l'égalité des chance est notamment revenu sur la polémique des quotas de boursiers au sein des grandes écoles et sur le discours du premier Ministre, du 19 Novembre 2009, sur "l'égalité des chances".

L'INSA a également eu l'honneur de recevoir Mr Jacques Gerault, Préfet de la Région Rhône-Alpes, Préfet du Rhône et Roland Debbasch, Recteur de l'Académie de Lyon, Chancelier des Universités.

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Les grandes écoles opposées aux quotas de boursiers

La colère gronde dans les grandes écoles.
Dans un texte rédigé par l'instance qui les représente, la Conférence des grandes écoles (CGE), diffusé le 23 décembre, elles disent ce qu'elles ont sur le coeur : elles craignent que si l'Etat leur impose à chacune un quota de 30 % de boursiers, le niveau baisse. La CGE indique très clairement qu'elle "désapprouve la notion de "quotas" et réaffirme que les niveaux des concours doivent être les mêmes pour tous".


Certes, reconnaît-elle, "la démocratisation de l'enseignement supérieur est une exigence d'équité citoyenne", mais cela doit se faire à travers "des soutiens individualisés (...)apportés aux candidats issus de milieux défavorisés pour les aider à réussir des épreuves qui peuvent leur sembler plus difficiles parce que leur contexte familial ne les y a pas préparés".


Une position ancienne adoptée après la signature par Sciences Po Paris - qui ne fait pas partie de la CGE -, en 2001, de ses premières "conventions ZEP" destinées à "recruter", grâce à une voie d'accès spécifique, parmi les meilleurs élèves des quartiers défavorisés. Les grandes écoles, elles, préfèrent aider les jeunes de milieu modeste à préparer les concours ordinaires. En 2003, l'Essec lançait un programme de tutorat et d'ouverture culturelle appelé "une prépa, une grande école, pourquoi pas moi ?", qui, depuis, a essaimé. Ces dispositifs sont aujourd'hui labellisés "cordées de la réussite" par l'Etat.


Pour la CGE, "toute autre politique amènerait inévitablement la baisse du niveau moyen" ; les employeurs considéreraient "que toutes les voies d'entrée dans la même école ne se valent pas". Et la CGE de rappeler son attachement au"véritable mérite républicain".



Le sociologue Patrick Weil (CNRS, Paris-I Panthéon-Sorbonne) conteste pourtant toute baisse de niveau. Citant les établissements américains qui pratiquent une politique d'ouverture sociale (5 % à 10 % des meilleurs lycéens ont un droit d'accès aux filières sélectives), il assure que "les études montrent que cette crainte est infondée. Celle-ci reflète, en réalité, un grand conservatisme des grandes écoles".


Quant aux quotas, "il n'en a jamais été question, s'étonne-t-on dans l'entourage deValérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur. Les 30 %, c'est un objectif, pas un quota." De fait, à l'occasion de la signature en novembre du contrat d'établissement de Sciences Po Paris dans lequel l'institut s'engage à accueillir 30 % de boursiers en 2012, Valérie Pécresse s'était contentée de dire : "Je souhaite que nous puissions porter à 30 % le nombre de boursiers dans l'ensemble de nos grandes écoles."


Pourtant, souligne Pierre Tapie, directeur général de l'Essec, président de la CGE et cosignataire du texte, "dans certains textes, certaines déclarations de hautes autorités de la République, les mots qui sont dits et répétés sont "30 % de boursiers dans chacune des écoles". Cela implique une politique de quotas et ce serait absurde".


Le texte de la CGE, destiné en priorité aux 220 écoles membres, surprend plus d'un observateur. Grâce à la réforme des bourses sur critères sociaux en 2008 (relèvement du plafond de revenu parental de près de 5 000 euros), le nombre de boursiers a bondi. Et le ministère de l'enseignement supérieur a pu annoncer en septembre 2009 que "30 %" des 42 000 élèves inscrits en première année de prépa étaient boursiers, en avance d'un an sur l'objectif fixé par le président de la République en 2008. Donc, dans deux ans, la proportion globale de boursiers parmi les nouveaux étudiants de grandes écoles sera mécaniquement de 30 % (contre 23 % aujourd'hui). Quotas contraignants ou objectifs facultatifs, le résultat sera donc de toute façon atteint.


Si les grandes écoles refusent de se voir imposer une part de 30 % de boursiers dans chacune d'entre elles, c'est sans doute parce que certaines en sont loin (Polytechnique, Centrale ou HEC comptent entre 10 % et 15 % de boursiers). Or, l'Etat, qui lance une vague de contractualisation avec une soixantaine d'établissements privés d'enseignement supérieur (Le Monde du 14 décembre 2009), ne manquera sans doute pas de leur demander une plus grande ouverture sociale.

Les grandes écoles craignent peut-être aussi que l'Etat ne bouscule trop leur modèle sélectif de formation. En octobre, la ministre de l'enseignement supérieur ne déclarait-elle pas :"L'ascenseur social est bloqué, justement parce que nous ne savons pas faire évoluer nos concours, notamment ceux des grandes écoles où s'opère une hypersélection par le biais d'une incroyable batterie d'épreuves (...) Si les grandes écoles se penchaient sur le problème de la reproduction sociale qui est la leur, sans doute auraient-elles un travail à faire sur les épreuves de sélection."


Pour Mme Pécresse, ces concours devraient prendre en compte "la personnalité, la valeur, l'intensité du parcours" du candidat. Parallèlement, le comité interministériel à l'égalité des chances a lancé le 23 novembre "une mission sur le caractère socialement discriminant ou non"de ces concours.


Cela fait beaucoup. Jean-Pierre Helfer, directeur général de l'école de management Audencia Nantes et cosignataire du texte, ne le cache pas : "Derrière la critique sur la diversité sociale, il y a une attaque du modèle même de la grande école française, dit-il. Utiliser des pourcentages, donner des oukases, c'est facile, mais cela masque la réalité de ce qu'est l'enseignement supérieur en France. Nous sommes un peu facilement pris comme boucs émissaires d'une réalité sociale qui nous dépasse largement." Et les grandes écoles de rappeler que la trop grande homogénéité sociale qu'on leur reproche se retrouve... à l'université, au niveau master.



Benoît Floc'h
Source : www.lemonde.fr
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Zoom : Isabelle TERRASSE

Ingénieur diplômée de l’Ecole Polytechnique, Isabelle TERRASSE est titulaire d’un doctorat en mathématiques appliquées de l’Ecole Polytechnique.

Doyenne du collège des experts d’EADS Innovation Works, le centre de laboratoires de recherche du groupe, elle est en charge de la valorisation des carrières techniques dans son entité tout en continuant en tant qu’exécutif expert en mathématiques appliquées à transférer les technologies émergentes dans la recherche académique auprès des entités opérationnelles d’EADS notamment en électromagnétisme et acoustique. Elle enseigne par ailleurs à l’Ecole Polytechnique et a reçu les Palmes Académiques pour son engagement depuis de nombreuses années dans l’enseignement auprès d’écoles d’ingénieurs et d’universités.             
Son engagement se témoigne aussi dans son implication à promouvoir les carrières scientifiques et métiers d’ingénierie auprès des femmes, en devenant par exemple l’une des marraines de l’association « Elles bougent ». 
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Zoom : Barbara COCHARD

Barbara est ingénieur diplômée de l’Université Paris VI, et titulaire d’un DESS en mathématiques appliquées.

Elle intègre Innovation Works, le centre de laboratoires de recherche du groupe EADS au poste d’ingénieur-chercheur pendant 10 ans.

Désormais, elle occupe la fonction de Responsable Marketing Ressources Humaines France et des opérations internationales au sein du département Employment strategy & Operations du Groupe EADS. Ses principales missions visent, entre autres, à développer et maintenir les relations écoles de l’entreprise en France et à l’international. Active dans la promotion des métiers d’ingénierie auprès des femmes, elle s’engage notamment auprès de l’association « Elles bougent », qui vise à communiquer et sensibiliser  les  jeunes lycéennes, étudiantes aux profils scientifiques, et devient membre de leur Comité d’administration. 

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