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Une étude sur les femmes ingénieures et scientifiques en France

Nous vous proposons une étude complète sur les Femmes ingénieures et scientifiques en France. ici

Cette étude a été réalisée par GlobalContact pour le groupe France Telecom Orange sur la base d'une enquête réalisée par le Conseil National des Ingénieurs et Scientifiques Français (CNISF) en mars 2009.

Avec un échantillon de 45000 réponses finales, l'INSEE a pu appliquer ses méthodes statistiques pour représenter les 650 000 ingénieurs de France. Le CEFI, Comité d’études sur les formations d’ingénieurs, et le LEST, Laboratoire d’économie et de sociologie du travail ont également collaboré à la réalisation de cette étude.

Un petit tableau tiré de l'enquête pour vous montrer le chemin qu'il nous reste à parcourir...

Salaire Brut annuel hors primes et bonus


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Le prix l'Oréal-UNESCO récompense une française

Dans le même thème que notre premier p'tit déjeuner, le prix l’Oréal-UNESCO récompense chaque année 5 femmes des 5 continents ayant le plus contribué à l’avancement de la recherche scientifique et aux conditions des femmes dans ce domaine.

Nous sommes heureux de vous annoncer que la lauréate européenne est une Française.

Pour ses travaux sur l’origine des cancers, Anne Dejean-Assémat a reçu ce jeudi 4 mars 2010 le prix scientifique international pour les femmes et la science ainsi qu’une bourse de 100 000 dollars. Décerné chaque année depuis 12 ans par l’UNESCO et L’Oréal dans le cadre du « programme pour les Femmes et la Science », c’est la 4ème fois qu’une française remporte ce prix. Distinction importante et à prendre en considération puisque l’année dernière 2 lauréates ont également reçu un prix Nobel.

Alors croisons les doigts pour le prix Nobel au moment où on s’interroge sur la reconnaissance de la recherche française à l’international. (Rendez-vous le mardi 30 mars 2010 pour la seconde édition des p’tits déjeuners de la science, inscrivez-vous )

Une petite interview de notre gagnante et encore BRAVO.

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Alain Fuchs nouveau président du CNRS !

Alain Fuchs a été nommé président du CNRS lors du Conseil des ministres du 20 janvier 2010, sur proposition de la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche. Il succède à ce poste à Catherine Bréchignac, arrivée au terme de son mandat. Professeur des universités à l'Université Pierre et Marie Curie, ancien directeur de recherche au CNRS, Alain Fuchs était directeur de l'Ecole Nationale Supérieure de Chimie de Paris (ENSCP, Chimie ParisTech) depuis le 1er janvier 2006.


D'après un communiqué de presse du CNRS du 20 Janvier 2010



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Augmentation de 6% du budget des universités en 2010 !


112 millions d'euros d'augmentation !


Sur la période 2007-2010, "les universités auront vu leurs budgets augmenter de 19 % en moyenne", c'est-à-dire de 324 millions d'euros, a souligné Valérie Pécresse. Dès ce début d’année, toutes les universités voient leurs moyens de fonctionnement progresser de 6 % en moyenne, soit une augmentation de 112 millions d'euros. De plus, 26 millions d'euros supplémentaires seront répartis pour accompagner à la fois les universités qui signeront un contrat quadriennal au premier semestre 2010 et celles qui seront retenues pour passer à l'autonomie au 1er janvier 2011.


L'augmentation du budget des universités servira, en 2010, à financer de nouvelles missions comme le coût du plan d'accompagnement renforcé des étudiants de licence ou le financement de l’avancée statutaire que représente l’équivalence entre travaux pratiques et travaux dirigés (depuis la rentrée, dans les décomptes des services, un TP vaut un TD – contre 1h de TD équivalente à 1h30 de TP auparavant).


En outre, une enveloppe de 70 millions d'euros, destinée aux investissements, permettra la réalisation des "travaux de mise en sécurité et d'accessibilité handicap".


"Résorber les écarts historiques qui n'ont plus lieu d'être !"


"Comme en 2009, vos moyens pour 2010 traduisent la volonté de garantir une hausse du budget pour toutes les universités tout en résorbant les écarts historiques qui n’ont plus lieu d’être", a insisté Valérie Pécresse. "A activité et performance égales, les établissements doivent voir leurs moyens converger. Il en va de la performance de l’enseignement supérieur français et de l’équité entre établissements." Les progressions pour chaque université sont donc comprises entre 3,7 % et 13,8 % (voir la carte des dotations de l'État aux universités en 2010).

Aucun établissement ne sera soumis, ni en 2010, ni en 2011, à la règle de non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux, a insisté la ministre.

http://www.gouvernement.fr/gouvernement/augmentation-globale-de-6-du-budget-des-universites-en-2010

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Yazid Sabeg à l'INSA de Lyon

Yazid Sabeg a participé Mercredi 13 Janvier à la journée d'échange et de réflexion sur la diversité organisée par l'INSA de Lyon. Le Commissaire à la diversité et à l'égalité des chance est notamment revenu sur la polémique des quotas de boursiers au sein des grandes écoles et sur le discours du premier Ministre, du 19 Novembre 2009, sur "l'égalité des chances".

L'INSA a également eu l'honneur de recevoir Mr Jacques Gerault, Préfet de la Région Rhône-Alpes, Préfet du Rhône et Roland Debbasch, Recteur de l'Académie de Lyon, Chancelier des Universités.

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Les grandes écoles opposées aux quotas de boursiers

La colère gronde dans les grandes écoles.
Dans un texte rédigé par l'instance qui les représente, la Conférence des grandes écoles (CGE), diffusé le 23 décembre, elles disent ce qu'elles ont sur le coeur : elles craignent que si l'Etat leur impose à chacune un quota de 30 % de boursiers, le niveau baisse. La CGE indique très clairement qu'elle "désapprouve la notion de "quotas" et réaffirme que les niveaux des concours doivent être les mêmes pour tous".


Certes, reconnaît-elle, "la démocratisation de l'enseignement supérieur est une exigence d'équité citoyenne", mais cela doit se faire à travers "des soutiens individualisés (...)apportés aux candidats issus de milieux défavorisés pour les aider à réussir des épreuves qui peuvent leur sembler plus difficiles parce que leur contexte familial ne les y a pas préparés".


Une position ancienne adoptée après la signature par Sciences Po Paris - qui ne fait pas partie de la CGE -, en 2001, de ses premières "conventions ZEP" destinées à "recruter", grâce à une voie d'accès spécifique, parmi les meilleurs élèves des quartiers défavorisés. Les grandes écoles, elles, préfèrent aider les jeunes de milieu modeste à préparer les concours ordinaires. En 2003, l'Essec lançait un programme de tutorat et d'ouverture culturelle appelé "une prépa, une grande école, pourquoi pas moi ?", qui, depuis, a essaimé. Ces dispositifs sont aujourd'hui labellisés "cordées de la réussite" par l'Etat.


Pour la CGE, "toute autre politique amènerait inévitablement la baisse du niveau moyen" ; les employeurs considéreraient "que toutes les voies d'entrée dans la même école ne se valent pas". Et la CGE de rappeler son attachement au"véritable mérite républicain".



Le sociologue Patrick Weil (CNRS, Paris-I Panthéon-Sorbonne) conteste pourtant toute baisse de niveau. Citant les établissements américains qui pratiquent une politique d'ouverture sociale (5 % à 10 % des meilleurs lycéens ont un droit d'accès aux filières sélectives), il assure que "les études montrent que cette crainte est infondée. Celle-ci reflète, en réalité, un grand conservatisme des grandes écoles".


Quant aux quotas, "il n'en a jamais été question, s'étonne-t-on dans l'entourage deValérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur. Les 30 %, c'est un objectif, pas un quota." De fait, à l'occasion de la signature en novembre du contrat d'établissement de Sciences Po Paris dans lequel l'institut s'engage à accueillir 30 % de boursiers en 2012, Valérie Pécresse s'était contentée de dire : "Je souhaite que nous puissions porter à 30 % le nombre de boursiers dans l'ensemble de nos grandes écoles."


Pourtant, souligne Pierre Tapie, directeur général de l'Essec, président de la CGE et cosignataire du texte, "dans certains textes, certaines déclarations de hautes autorités de la République, les mots qui sont dits et répétés sont "30 % de boursiers dans chacune des écoles". Cela implique une politique de quotas et ce serait absurde".


Le texte de la CGE, destiné en priorité aux 220 écoles membres, surprend plus d'un observateur. Grâce à la réforme des bourses sur critères sociaux en 2008 (relèvement du plafond de revenu parental de près de 5 000 euros), le nombre de boursiers a bondi. Et le ministère de l'enseignement supérieur a pu annoncer en septembre 2009 que "30 %" des 42 000 élèves inscrits en première année de prépa étaient boursiers, en avance d'un an sur l'objectif fixé par le président de la République en 2008. Donc, dans deux ans, la proportion globale de boursiers parmi les nouveaux étudiants de grandes écoles sera mécaniquement de 30 % (contre 23 % aujourd'hui). Quotas contraignants ou objectifs facultatifs, le résultat sera donc de toute façon atteint.


Si les grandes écoles refusent de se voir imposer une part de 30 % de boursiers dans chacune d'entre elles, c'est sans doute parce que certaines en sont loin (Polytechnique, Centrale ou HEC comptent entre 10 % et 15 % de boursiers). Or, l'Etat, qui lance une vague de contractualisation avec une soixantaine d'établissements privés d'enseignement supérieur (Le Monde du 14 décembre 2009), ne manquera sans doute pas de leur demander une plus grande ouverture sociale.

Les grandes écoles craignent peut-être aussi que l'Etat ne bouscule trop leur modèle sélectif de formation. En octobre, la ministre de l'enseignement supérieur ne déclarait-elle pas :"L'ascenseur social est bloqué, justement parce que nous ne savons pas faire évoluer nos concours, notamment ceux des grandes écoles où s'opère une hypersélection par le biais d'une incroyable batterie d'épreuves (...) Si les grandes écoles se penchaient sur le problème de la reproduction sociale qui est la leur, sans doute auraient-elles un travail à faire sur les épreuves de sélection."


Pour Mme Pécresse, ces concours devraient prendre en compte "la personnalité, la valeur, l'intensité du parcours" du candidat. Parallèlement, le comité interministériel à l'égalité des chances a lancé le 23 novembre "une mission sur le caractère socialement discriminant ou non"de ces concours.


Cela fait beaucoup. Jean-Pierre Helfer, directeur général de l'école de management Audencia Nantes et cosignataire du texte, ne le cache pas : "Derrière la critique sur la diversité sociale, il y a une attaque du modèle même de la grande école française, dit-il. Utiliser des pourcentages, donner des oukases, c'est facile, mais cela masque la réalité de ce qu'est l'enseignement supérieur en France. Nous sommes un peu facilement pris comme boucs émissaires d'une réalité sociale qui nous dépasse largement." Et les grandes écoles de rappeler que la trop grande homogénéité sociale qu'on leur reproche se retrouve... à l'université, au niveau master.



Benoît Floc'h
Source : www.lemonde.fr
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